sampleImg

  • mar 31 2011

    Essai nouvelle Honda 600 Hornet 2011 : digne héritière

    1998, Honda lance la Hornet sur la marché des roadsters que l’on appelait avant “basiques”. La Suzuki Bandit ne s’en remettra jamais, les concurrents s’engouffreront dans la brêche.

     

    Depuis, avec plus ou moins de bonheur, le Frelon avait évolué. La dernière version proposait une fiche technique intéressante avec 173 kilos à vide (198 kg tous pleins faits pour la version standard, 203 kg pour la version ABS CBS). Le moteur est directement prélevé sur la soeur Supersport CBR600. Légèrepent modifié pour être moins puissant et plus coupleux, il offre les valeurs suivantes : 63.5 Nm à 10 500 tr/min et affiche une puissance maximale de 75 kW (soit 102 ch) à 12 000 tr/min.

     

    Seulement, les lignes revues plaisent moins, elles sont moins universelles. Heureusement, la CB600F nous revient cette année sous une robe plus consensuelle, aux allures de CB1000R.

     

    Côté châssis, les solutions sont simples mais éprouvées : cadre Mono-backbone en aluminium moulé, fourche inversée à cartouche (diam : 41 mm) réglable en précharge, débattement de 120 mm., amortisseur monté sans biellette mais réglable en précharge (7 positions) et détente, débattement 128 mm.

     

    Face aux Z750 et FZ8, la Hornet offre un argument de poids, accusant au moins 25 kg de moins sur la balance et un comportement très “Honda”.

     

    Facile, neutre et rigoureuse, elle est bien plus facile à emmener que ses deux concurrentes. Mieux, vu qu’elle ne rogne sur aucun élément de qualité, poussée dans ses derniers retranchements, elle fait preuve d’une très belle sérénité.

     

    Tout ceci, elle le doit avant tout à ses suspensions. Là où la Yamaha souffre de trop de mollesse et la Z750 de sécheresse pour être rigoureuse, la Hornet s’épargne de réactions parasites : point d’enfoncement exagéré au freinage, ni de tassement à l’accélération. Pas de doute, elle fait des ronds autour de ses deux copines.

     

    Le freinage est même surprenant, disposant d’étriers à 3 pistons sur la version ABS essayée, l’attaque du levier est franche et puissante. Pas besoin de tirer fort sur le levier pour décélérer. Le freinage est couplé avant – arrière, encore un bon point pour placer la moto en courbe.

     

     

    Au chapitre moteur, pas de surprises vu les valeurs annoncées. Il faut tirer dans le moteur pour obtenir les reprises péchues. Le moteur a besoin de rester au dessus de 9 000 trs pour donner le meilleur de lui même.

     

    Un peu moins vivant que la Z750 qui dispose de 10 Nm de couple 1500 trs plus bas, c’est le seul point un peu négatif de la Hornet. Si les performances sont au rendez-vous, tout cela manque d’un petit peu d’âme.

     

    Mais attention, la Hornet ne sera pas larguée, s’accrochant comme une sangsue aux jantes des plus grosses qu’elle croquera dès les premiers virages venus.

     

    Avec un prix d’attaque à 6 490€ sans ABS, cette nouvelle génération d’Hornet a peut-être bien fait de rester la plus petite. Car affichée à plus de 1000€ sous la concurrence, elle sent la bonne affaire vu le niveau de performances offert.

ROAD RACING

les derniers commentaires

signer